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La météo à Mont-Saint-Sulpice

 

 

 

 

 

 

 

 

PROSPER LAFAYE : un peintre
Méconnu dans son village *

Peintre réputé de la cour de Louis Philippe
et maitre-verrier en charge de la restauration
des vitraux parisiens, il obtient la reconnaissance de son village natal: Mont St Sulpice.

En cet été 1863, la campagne montoise est animée par les vignerons et les laboureurs qui descendent la montagne à Dieu ou la Basselle avec leur attelage. Dans les vignes on coupe les feuilles pour que le soleil mûrisse les grappes deraisins. Dans la vallée c'est la moisson et les enfants s'ébrouent joyeusement entre les haies de murons.
Il est vrai que depuis quelques années déjà ; le travail de la terre est devenu plus lucratif, le vin du mont est conduit au port de Brienon ou à la gare de Migennes pour être acheminé sur la capitale.

Les incendies qui ruinèrent la population ces dernières années et réduirent en cendres des quartiers entiers ne sont maintenant plus que de mauvais souvenirs. La leçon est tirée dorénavant des causes de ces désastres: le manque d'hygiène, l'emploi de chaume pour couvrir les bâtiments, la vétusté de certaines bâtisses: dans chaque village alentours, comme ici, les indications de la caisse de secours sont prises en compte et de nouvelles méthodes de bâtir sont employées: les encoignures, les entablements, les linteaux sont exécutés en appareillage de briques produites dans les trois tuileries du bas du village "au saucis"et même à Rebourseaux ou Narcisse Lafaye exploite sa tuilerie. Les murs sont maçonnés en pierres récupérées sur les ruines ou extraites du sous sol, au mont on prend sa hotte le soir à la veillée et en famille on descend à la cave; ce n'est point pour goûter le vin ni pour compter les fruits mais pour aller dans le caveron. Le plus souple se glisse dans cette excavation, tire à lui les pierres du sous-sol qui se détachent par couches successives, elles sont grossièrement taillées et remontées dans les hottes de vigneron. Les équipes de maçons pourront les assembler avec un mortier de chaux et si elles sont gélives, on appliquera un enduit du meilleur effet. Les charpentes sont établies avec les arbres de nos forêts et la couverture est faite de belles petites tuiles brunes, cuites elles aussi dans "le saucis".

C'est dans cette période de relative sérénité que la famille Lafaye ou comme l'écrivent encore certains Lafaist participe à la reconstruction du village. De génération en génération, ils se sont succédés à la tâche. Des enfants de Victor pourtant il ne reste plus que Victor au village pour continuer la tradition de bâtisseurs: Benjamin est devenu recteur d'Académie, Narcisse est tisserand à Aix en Othe, Et Prosper est ce jour là juché sur un échafaudage dressé sur la face sud de l'église paroissiale.

Prosper est le premier des enfants de Victor Lafaye à être parti du foyer pour tenter sa chance à Paris, il a quitté son village et ses parents, un soir à l'âge de 14 ans. Dans sa poche il avait un Louis que sa mère complice avait glissé avec une pomme. Il est quelques jours plus tard accueilli à Paris par son oncle Chevallier. Il a laissé son père et ses frères avec la lourde tâche de continuer le métier de maçon; Il va devenir artiste peintre. Il est à Paris sans instruction ni formation, il va devoir beaucoup lutter et travailler avec abnégation pour s'ouvrir les portes des meilleurs ateliers de décoration de Paris. Il aura à la chance vers 1830 d'être appelé à participer avec son atelier à la restauration du château de Versailles décidée par le monarque "Louis Philippe".

 

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